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Posts Tagged ‘brève’

D’accord, on aurait plutôt tendance aujourd’hui à fêter son 90e anniversaire. Mais au lieu de s’attrister sur les sombres perspectives d’avenir d’un parti quasi moribond, je préfère revenir au journal télévisé qui célébrait, le 29 décembre 1970, le cinquantenaire de la création du PC. (On ne remerciera jamais assez le site de l’INA pour les perles qu’il contient.)

Du 25 au 30 décembre 1920, donc, pour ceux qui auraient séché les universités d’été du parti, a eu lieu le Congrès de Tours, ou plus exactement le 18e congrès national de la SFIO.
En fait de trêve de Noël, on eût plutôt droit à un joyeux carnage qui vit la séparation des partisans, minoritaires, du maintien de la IIe Internationale -ceux qui restèrent à la SFIO, donc- et des partisans -majoritaires- du ralliement à la IIIe Internationale, créée à Moscou en mars 1819 sous l’impulsion de Lénine et des bolcheviks.
Le Congrès de Tours voit alors naître malgré les récriminations de Léon Blum un nouveau parti, la Section française de l’Internationale communiste, qui devient rapidement le PCF.

La vidéo est intéressante en ce qu’elle fait intervenir un témoin direct, ce qui, forcément, est un tantinet plus compliqué à notre époque.

La vidéo en question

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J’ai récemment eu l’occasion d’assister à un colloque international pluridisciplinaire sur le pouvoir de l’imagination à l’époque moderne. Le résultat était passionnant, comme on peut s’y attendre, en particulier par la pluralité des approches permettant de cerner les diverses implications de la « folle du logis », croisant philosophie, littérature et histoire culturelle.

J’aurai sûrement l’occasion de reparler plus en détail de l’une ou de l’autre de ces communications. D’ici là, voici l’argumentaire du colloque :

 

  • Ce colloque a pour objectif d’explorer l’histoire des traditions orthodoxes et hétérodoxes de la force de l’imagination dans la période couvrant les XVIe-XVIIIe siècles. Contre l’idée traditionnelle d’une imagination limitée et passive, certains auteurs avançaient l’argument d’une puissance active ou créatrice de l’imagination.

    Le paradigme aristotélicien se trouvait notamment combattu par des philosophes soutenant que l’imagination ne recomposait pas simplement des images, mais pouvait aussi les créer. Des mathématiciens conjecturaient de même que l’imagination n’était pas tautologique, mais qu’elle avait la capacité de créer de nouvelles connaissances. D’après certains médecins, l’imagination avait aussi une force psychosomatique, causant des maladies telles que la mélancolie ou la lycanthropie, et quelques-uns d’entre eux croyaient que cette force créait jusqu’aux stigmates des saints. Selon une opinion communément reçue à l’époque, l’imagination de la mère déterminait la figure de l’enfant à naître, mais quelques auteurs postulaient en outre que l’imagination pouvait agir également sur des objets extérieurs au corps.

    Les idées très riches et très complexes liées à la thèse d’une imagination forte furent amplement discutées et contestées dans la première modernité, leur circulation entre la philosophie, la littérature, les arts, la mathématique, la médecine, les sciences, les traditions populaires, la divination, la sorcellerie, la démonologie ainsi que la religion, fut nourrie d’intenses débats. Pour mieux comprendre les différentes traditions de l’imagination aux XVIe-XVIIIe siècles, il convenait de réunir des chercheurs venant des différentes disciplines concernées et d’établir sur cette question pluridimensionnelle un échange interdisciplinaire. Tel est le but poursuivi par ce colloque.

 

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