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Archive for décembre 2010

D’accord, on aurait plutôt tendance aujourd’hui à fêter son 90e anniversaire. Mais au lieu de s’attrister sur les sombres perspectives d’avenir d’un parti quasi moribond, je préfère revenir au journal télévisé qui célébrait, le 29 décembre 1970, le cinquantenaire de la création du PC. (On ne remerciera jamais assez le site de l’INA pour les perles qu’il contient.)

Du 25 au 30 décembre 1920, donc, pour ceux qui auraient séché les universités d’été du parti, a eu lieu le Congrès de Tours, ou plus exactement le 18e congrès national de la SFIO.
En fait de trêve de Noël, on eût plutôt droit à un joyeux carnage qui vit la séparation des partisans, minoritaires, du maintien de la IIe Internationale -ceux qui restèrent à la SFIO, donc- et des partisans -majoritaires- du ralliement à la IIIe Internationale, créée à Moscou en mars 1819 sous l’impulsion de Lénine et des bolcheviks.
Le Congrès de Tours voit alors naître malgré les récriminations de Léon Blum un nouveau parti, la Section française de l’Internationale communiste, qui devient rapidement le PCF.

La vidéo est intéressante en ce qu’elle fait intervenir un témoin direct, ce qui, forcément, est un tantinet plus compliqué à notre époque.

La vidéo en question

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Marine le Pen a bien raison de parler d’envahissement culturel et d’occupation, mais elle se trompe de cible. L’ignominie étrangère qui a frappé la France, la seule, la vraie, c’est LE SAPIN DE NOEL.

 

Pendant des siècles, notre glorieuse patrie a vaillamment résisté à cette tradition barbare, malgré de multiples tentatives d’intrusion. La princesse Palatine, une Teutonne devenue française par le biais d’un mariage gris avec Monsieur, frère de Louis XIV, avait d’abord essayé d’instaurer cet usage à la cour de Versailles.
En 1738, ce fut au tour de Marie Leszczynka, une Polonaise -un nom pareil, vous vous rendez compte ?- épousée par Louis XV en dernier recours, de tenter sa chance, sans plus de succès.
En 1837, on vit encore un sapin connaitre une brève heure de gloire, installé à feu notre palais des Tuileries par Hélène de Mecklembourg, princesse royale et brue de Louis-Phillipe (une Teutonne, encore !) .

 

Mais cette pratique fut aussi éphémère qu’un feu de paille. L’Angleterre, les Etats-Unis, la Russie même cédaient que la France se cabrait encore et toujours d’une orgueil noble et viril.
Il a fallu une tragédie, les sombres heures de la défaite de 1870, pour briser cette résistance héroïque.

Ce qu’une princesse et une reine avaient échoué à accomplir, de perfides émigrants le firent. S’étant emparé de l’Alsace et de la Lorraine d’une manière infâme, des Prussiens répandirent leurs viles coutumes dans nos campagnes, à commencer par cette étrange habitude de décorer un sapin pour fêter Noël (qui est en revanche et comme chacun le sait une fête bien française.)

 

Malgré un retour rapide à nos frontières naturelles, l’invasion grouillante fit son œuvre. Dans les années 30, on trouvait dans chaque région des sapins de Noël. A Lyon, même, la population mêlait son délicat folklore à cette coutume barbare en y ajoutant de petits personnages en coton. Et depuis… Hélas, il suffit de se promener dans les rues pour voir les ravages que ces influences étrangères ont fait subir à nos belles coutumes. Notre-Dame elle-même défigure son parvis en exhibant chaque année un de ces odieux conifères.

 

Pire encore, le gouvernement, complice, cache sous le voile pudique d’une histoire officielle la triste vérité.

 

N’avons-nous d’autre choix que de céder à jamais à la barbarie étrangère ?
Voyons les choses en face : notre seul espoir de sauver Noël et de bouter le sapin teuton hors de France, désormais… C’est lui !

 

 

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J’ai récemment eu l’occasion d’assister à un colloque international pluridisciplinaire sur le pouvoir de l’imagination à l’époque moderne. Le résultat était passionnant, comme on peut s’y attendre, en particulier par la pluralité des approches permettant de cerner les diverses implications de la « folle du logis », croisant philosophie, littérature et histoire culturelle.

J’aurai sûrement l’occasion de reparler plus en détail de l’une ou de l’autre de ces communications. D’ici là, voici l’argumentaire du colloque :

 

  • Ce colloque a pour objectif d’explorer l’histoire des traditions orthodoxes et hétérodoxes de la force de l’imagination dans la période couvrant les XVIe-XVIIIe siècles. Contre l’idée traditionnelle d’une imagination limitée et passive, certains auteurs avançaient l’argument d’une puissance active ou créatrice de l’imagination.

    Le paradigme aristotélicien se trouvait notamment combattu par des philosophes soutenant que l’imagination ne recomposait pas simplement des images, mais pouvait aussi les créer. Des mathématiciens conjecturaient de même que l’imagination n’était pas tautologique, mais qu’elle avait la capacité de créer de nouvelles connaissances. D’après certains médecins, l’imagination avait aussi une force psychosomatique, causant des maladies telles que la mélancolie ou la lycanthropie, et quelques-uns d’entre eux croyaient que cette force créait jusqu’aux stigmates des saints. Selon une opinion communément reçue à l’époque, l’imagination de la mère déterminait la figure de l’enfant à naître, mais quelques auteurs postulaient en outre que l’imagination pouvait agir également sur des objets extérieurs au corps.

    Les idées très riches et très complexes liées à la thèse d’une imagination forte furent amplement discutées et contestées dans la première modernité, leur circulation entre la philosophie, la littérature, les arts, la mathématique, la médecine, les sciences, les traditions populaires, la divination, la sorcellerie, la démonologie ainsi que la religion, fut nourrie d’intenses débats. Pour mieux comprendre les différentes traditions de l’imagination aux XVIe-XVIIIe siècles, il convenait de réunir des chercheurs venant des différentes disciplines concernées et d’établir sur cette question pluridimensionnelle un échange interdisciplinaire. Tel est le but poursuivi par ce colloque.

 

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Quelle plus merveilleuse occasion pour étrenner le Cabinet des Curiosités que la découverte de ce petit bijou ?

Quand un petit groupe de profs d’histoire à Honolulu se met en tête de relancer l’intérêt pour leur matière en utilisant  des tubes musicaux, ça donne une chaine youtube haute en couleurs. Lady Gaga n’est pas la seule à servir la noble cause de l’enseignement de l’histoire, on a également Depeche Mode, Gwen Stefani et même les Beatles !

« Music videos we made to make teaching history more fun », donc, ainsi qu’il est précisé sur la page youtube. Pourquoi pas ?

Pour ma part, je dois dire que la consternation a été supplantée par le fou rire, et ce malgré la manière pour le moins… lapidaire de présenter la Révolution.
L’influence du film de Sofia Coppola est flagrante, mais l’accent est aussi mis sur l’économie. Ceci dit, le film s’était directement inspiré du manga Lady Oscar, lui-même très marqué par les thèses de Soboul. (Faites-moi penser à écrire quelques mots sur ce manga, d’ailleurs. Cela en vaut la peine.)
Mine de rien, le clip résume tout de même 10 années particulièrement chargées en 5 minutes. Difficile donc d’aller beaucoup plus loin que la carte postale simplificatrice.

Mais je ne vous en dit pas plus, ce serait dommage !
(Un conseil, faites attention aux détails : vous ne voudriez pas rater Lady Gaga en Marat ou en Robespierre, n’est-ce pas ? )

 

 

Et puis juste pour le plaisir, la vidéo sur Jules César :

 

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Un beau matin, j’ai fini par en avoir assez d’entendre des gens autour de moi répéter avec conviction que «si le Père Noël est en rouge, c’est à cause de Coca » sans que je puisse savoir avec précision ce qu’il en était, et faire quelques recherches – toutes les données de l’article ont été croisées et recoupées – en vue d’évacuer une bonne fois pour toutes cette légende aussi tenace qu’une trainée de suie (on ne songe jamais assez à la corvée de lessive qu’affrontent ces pauvres elfes le 26 décembre). Non, ce n’est pas Coca-Cola qui a peint le Père Noël en rouge. Mais quitte à raconter l’histoire de ce mythe actuel, autant partir du début :

De Saint Nicolas à Santa Claus

Au Moyen-Age se répand dans une partie du nord de l’Europe (Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Nord et Est de la France) le culte de Saint-Nicolas, que l’on prend l’habitude célébrer le 6 décembre, jour de sa mort. Cet évêque de Myre , située dans le sud de l’actuelle Turquie, passe dans les hagiographies pour un protecteur de la jeunesse. La légende inspiratrice de la tradition veut qu’ayant rencontré un père envisageant de livrer ses trois filles à la prostitution, faute de dot, il jeta dans leurs bas séchant devant la cheminée trois bourses d’argent.

Malgré la Réforme, il parvient à se maintenir tant bien que mal aux Pays-Bas sous le nom flamand de Sinter Klaas.
Or, un siècle plus tard aux Amériques, lorsque New Amsterdam devient New York en 1667, Anglais et Hollandais se trouvent amenés à cohabiter., et – rien de très nouveau sous le soleil – les vaincus apportent aux vainqueurs certaines de leurs tradition, à commencer par la fête de Sinter Klaas. Trouvant le mot imprononçable, les Anglais adoptent la fête mais s’empressent de rebaptiser le saint Santa Claus.

Seulement, deux fêtes pour les enfants dans le même mois, cela fait beaucoup. De fil en aiguille, les Anglais en viennent à mélanger les fêtes religieuses du 6 et du 25 décembre jusqu’à ce que ce soit finalement Santa Claus qui apporte aux enfants leurs cadeaux pour célébrer la naissance du petit Jésus.

La mise en place de la représentation actuelle

Jusqu’ici, ce Santa Claus pourvoyeur de présents est resté un vieil évêque austère en robe plus ou moins mitée, monté sur une mule. Pour faire rêver les enfants, on a vu mieux.
Le 23 décembre 1823, le journal New Yorkais Sentinel publie un poème attribué au clerc Clement Clarke Moore ,« A Visit From St. Nicholas », qui pose les bases premières de la représentation de Santa en gros bonhomme jovial aux joues rubicondes.

(…)
As I drew in my head, and was turning around,
Down the chimney St Nicholas came with a bound.

He was dressed all in fur, from his head to his foot,
And his clothes were all tarnished with ashes and soot.
A bundle of Toys he had flung on his back,
And he looked like a peddler, just opening his pack.

His eyes-how they twinkled! his dimples how merry!
His cheeks were like roses, his nose like a cherry!
His droll little mouth was drawn up like a bow,
And the beard of his chin was as white as the snow.

The stump of a pipe he held tight in his teeth,
And the smoke it encircled his head like a wreath.
He had a broad face and a little round belly,
That shook when he laughed, like a bowlful of jelly!

He was chubby and plump, a right jolly old elf,
And I laughed when I saw him, in spite of myself!
A wink of his eye and a twist of his head,
Soon gave me to know I had nothing to dread.

He spoke not a word, but went straight to his work,
And filled all the stockings, then turned with a jerk.
And laying his finger aside of his nose,
And giving a nod, up the chimney he rose!

He sprang to his sleigh, to his team gave a whistle,
And away they all flew like the down of a thistle.
But I heard him exclaim, ‘ere he drove out of sight,
« Happy Christmas to all, and to all a good-night! »

Le poème va connaître un grand succès aux Etats-Unis d’abord, puis dans le reste du monde, diffusant avec lui la figure de Santa Claus. L’Angleterre sera un des premier pays européens à le récupérer dans les années 1850 en l’adaptant à ses propres traditions, créant ainsi Father Christmas.

Soit dit en passant, relisez donc ces deux vers : « The stump of a pipe he held tight in his teeth,/And the smoke it encircled his head like a wreath »…Vous ne rêvez pas : à l’origine, le Père Noel fumait comme un pompier.

En parlant de pompier, on peut enfin en arriver à la couleur rouge. Pour l’instant, comme on peut le voir dans le poème, l’habit de Santa n’est pas attaché à une couleur particulière, ce qui va évoluer au cours de la seconde moitié du XIXe.

En 1862, le caricaturiste germano-américain Thomas Nast illustre la couverture du Harper’s Weekly d’une représentation de Santa aux couleurs du drapeau américain. C’est une image plutôt mélancolique, mettant en scène la séparation des soldats et de leur famille, en pleine guerre de Sécession. Mais par la suite, Nast ne va cesser d’illustre le Père Noël, travaillant sans cesse le personnage, lui construisant sa légende et son domicile au Pôle Nord.

La plupart de ces gravures, destinées à des journaux, n’étaient pas colorisées. En revanche, des chromolithographies illustrant le poème « A visit of St Nicholas » se multiplient, représentant progressivement un Santa Claus en habit rouge. En 1897, on trouve même des jeux de cube à cette image. En étudiant ces images, je me suis aperçue que nombre de ces jeux et livres ont été produits par la maison d’édition McLoughlin Bros., pionnière en matière d’édition couleur de livres pour enfants et qui a sans doute dû par là jouer un rôle dans la diffusion de cette représentation.

Parallèlement, l’imprimeur Louis Prang invente la carte de Noël. Le personnage de Prang lui-même est atypique : né au royaume de Prusse, il participe à travers ses voyages en Europe au Printemps des peuples de 1848,et est contraint de s’exiler d’abord en Suisse, puis aux États-Unis. Les cartes de voeux qu’il produit, rencontrant rapidement un certain succès, montrent pour beaucoup un Santa Claus indubitablement vêtu de rouge.

Cette image de 1885 met en scène l’invention toute récente du téléphone, qui a commencé à faire son apparition dans les foyers américains en 1877. Les enfants sages représentés sont donc loin d’être les plus défavorisés.

La diffusion à travers Coca-Cola

Tout commence dans les années 1920, quand Coca-Cola lance une campagne de publicité pour répandre l’idée que le coca ne se boit pas qu’en été et qu’il peut au contraire être consommé à n’importe quelle saison.

En 1930, une première publicité de Fred Mizen montre un Père Noël en habit rouge et fourrure blanche au milieu de la foule d’un centre commercial, savourant un coca. Puis en 1931, la marque fait appel à Haddon Sundblom pour illustrer une nouvelle campagne ayant pour vedette Santa se désaltérant d’un coca-cola entre deux cheminées.

La Coca-Cola Company n’est donc en rien l’inventrice de l’image actuelle du Père Noël, ce qui est d’ailleurs rappelé sur leur site, au milieu de bon nombre d’imprécisions. Le fait qu’il soit habillé aux couleurs de la marque était une aubaine, elle en a profité avec à-propos. En revanche, c’est sans doute cette campagne publicitaire ainsi que les suivantes qui ont contribué, par l’ampleur de la renommée de Coca-Cola, à diffuser et fixer dans les esprits à travers le monde la représentation actuelle de Santa Claus. Amen.

(Pour revenir à l’essentiel après tant de sérieusetés: Et si le Père Noel était allé vivre au Kirghizistan ?)

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Suite à la sortie de la série Maison Close, on fantasme beaucoup sur la prostitution de la fin du XIXe siècle. Chantal Brunel a fait le point sur la réalité des conditions de vie des filles, et pour ceux qui désirent creuser le sujet, l’excellent ouvrage d’Alain Corbin Les filles de noce : misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, paru en 1982, est là pour rappeler la politique d’enfermement, de surveillance  et de criminalisation qui a conditionné le sort des prostituées de cette époque.

 

Si notre vision de la catin mise au ban de la société doit beaucoup au XIXe, il n’en a pas toujours été ainsi. Un livre de Jacques Rossiaud est sorti récemment (Amours vénales. La prostitution en Occident XIIe-XVIe siècle) qui établit, comme son titre l’indique, une vision d’ensemble de la prostitution en Europe durant la seconde moitié du Moyen-Age.
Je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire, mais j’ai pu écouter un entretien de l’auteur et lire un article d’André Burguière qu’il a intitulé « Les putains respectées. »

Respectées, c’est beaucoup dire. Leur profession était considérée comme impure, ainsi que celle de bourreau par exemple, et elle devaient porter des signes distinctifs qui, s’ils n’étaient pas aussi répandus que ceux imposés aux juifs ou aux lépreux, n’en restaient pas moins stigmatisants.

En revanche, elles n’étaient pas exclues de la vie sociale comme on a pu le voir par la suite. Durant cette seconde moitié de Moyen-Age caractérisée par une certaine liberté de moeurs, le libre consentement de la prostituée étaient capital, et la condamnation se portait plus fréquemment sur les mères maquerelles que sur les filles de joie. Leur profession était reconnue au sein d’un cadre légal, et même protégée à certains égards. En outre, elles pouvaient, en cessant leur activité, trouver à se marier sans trop de difficulté, ce qui eût été impensable plus tardivement.

 

Quant à aujourd’hui, la situation n’est pas tellement plus reluisante qu’au XIXe siècle. On persiste à mépriser la prostituée, toute entière réduite à son activité de travailleuse du sexe, comme le dévoile l’utilisation toujours fréquente des expressions « se vendre » ou « vendre son corps », qui entretiennent la confusion entre l’Etre et le Faire.

Parallèlement,  la loi sur le racolage passif de 2003 les relègue dans des zones de non-droit – bois, autoroutes, etc..- éprouvantes et dangereuses. Faute de pouvoir les enfermer, on exile les prostituées pour ne surtout pas avoir à les apercevoir.

Que l’on cesse de mépriser la putain en excusant le client ne se fera pas du jour au lendemain, même si les frontières commencent à bouger. Mais la moindre des choses serait de commencer par protéger légalement une profession qui contribue, par ses impots, au bon fonctionnement de l’Etat qui la renie.

 

Complainte des filles de joie – Brassens

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En latin, olim et nunc, c’est « autrefois et maintenant ».

Évidemment, cela pose la question du rapport de l’histoire au présent. On entend souvent parler de l’utilité de l’histoire qui permettrait de ne pas renouveler les erreurs du passé… Soyons clairs, c’est une vaste fumisterie. Je doute même que quelqu’un ait jamais cru un jour à ce poncif, qui offre sans doute surtout l’avantage de combler quelques lignes d’un discours fastidieux.

Si l’histoire doit jamais servir au temps présent, c’est en permettant de comprendre le pourquoi du comment, et d’appréhender  la mise en place de traditions, de mécanismes et de pensées considérés comme immuables.
Puisque l’ethnologie s’efforce de nous laver d’un ethnocentrisme tenace, l’histoire peut faire de même pour ce qui serait alors un chronocentrisme, à savoir le fait , d’une part, de juger toute chose suivant les repères de notre époque sans tenir compte du contexte, mais également d’autre part, de penser ces repères de manière essentialiste, comme s’ils avaient toujours été tels que nous les connaissons.  Historiciser, donc, pour se débarrasser enfin du mythe de l’insupportable « de tous temps ».

Le projet de ce blog – autant vous rassurer tout de suite, lecteurs dubitatifs – n’est pas de renverser d’un coup de plume mégalomaniaco-belliqueuse l’ensemble des préjugés qui trainent dans ce domaine. Il faudrait une vraiment très  grosse plume, ce qui n’est pas mon cas.
En revanche, je peux essayer de remettre certains faits de l’actualité en perspective, ou encore faire partager les curiosités diverses sur lesquelles je tombe de temps à autres au fil de mes recherches.

Et si l’idée vous tente, eh bien, soyez les bienvenus !

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